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	<title>Archives des Avis des experts - Avocats Recci</title>
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	<description>Experts en Droit des Affaires</description>
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	<title>Archives des Avis des experts - Avocats Recci</title>
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	<item>
		<title>Distribuer des Dividendes en SAS en dehors de l’Assemblée Générale Ordinaire (AGO) : ce que vous devez savoir</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Equipe Marketing]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 01 Jul 2024 14:51:26 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Avis des experts]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Une Pratique Courante et Validée Distribuer des dividendes lors d&#8217;une Assemblée Générale Extraordinaire (AGE) après l&#8217;approbation des comptes est une méthode largement utilisée dans les Sociétés par Actions Simplifiées (SAS). Cette pratique a reçu le feu vert de la Compagnie des Commissaires aux Comptes et de l&#8217;Association Nationale des Sociétés par Actions (ANSA). La majorité des spécialistes du droit affirment que cette approche est totalement légale, à condition de respecter un délai de neuf mois après la clôture de l&#8217;exercice, (articles L.232-12 et L.232-13 du Code de commerce pour les SAS). Cependant, il est crucial de s&#8217;assurer que la société reste financièrement saine avant toute distribution. Une distribution excessive pourrait compromettre la stabilité de la société et entraîner des conséquences légales graves pour les dirigeants. Le Délai Légal de Neuf Mois : Une Règle à Respecter Le délai pour distribuer des dividendes dans une SAS est de neuf mois après la clôture de l&#8217;exercice. Passé ce délai, la distribution doit être requalifiée en acompte sur dividendes, ce qui implique des conditions spécifiques. Un bilan intermédiaire est nécessaire pour vérifier que la société dispose de réserves suffisantes. L&#8217;acompte sur dividendes ne doit pas dépasser les bénéfices réalisés depuis la clôture de l&#8217;exercice précédent, diminués des éventuelles pertes antérieures et des sommes à affecter aux réserves. Par exemple, une distribution en mars 2024 pour une SAS pourrait dépasser ce délai, et devrait alors être considérée comme un acompte sur dividendes. Un arrêt du Tribunal de Commerce requalifiant la distribution hors AGO de dividendes en « dividendes fictifs », de quoi s’inquiéter ? Le 23 septembre 2022, le Tribunal de commerce de Paris a rendu une décision déconcertante (T. com. Paris, 16e ch., 23 sept. 2022, n° J2021000542). Il a en effet condamné la pratique de distribution exceptionnelle de réserves en dehors de l’assemblée générale annuelle d’approbation des comptes aux motifs suivants : « il ne peut en effet sérieusement être soutenue que l’alinéa 2 de l’article L. 232-11[…] permettrait, en l’absence de dispositions contraires, un autre mode de distribution, que celui, alternatif, qui résulte de l’article L. 232-12 […] et que les sociétés auraient, dans le silence des textes, la possibilité de procéder librement à des distributions de sommes prélevées sur les réserves ; en effet, une telle lecture ferait perdre tout sens à l’un des principes dégagés par ces textes qui vise à s’assurer que la société, en ce compris ses résultats les plus récents, présente bien une capacité de distribution compatible avec le respect de sa solidité financière, dans un souci de protection des tiers […] ». ». Dans cette affaire, la distribution de dividendes avant l&#8217;approbation des comptes par l&#8217;Assemblée Générale Ordinaire (AGO) a été requalifiée en « dividendes fictifs ». Cette jurisprudence fait débat et certains praticiens estiment qu&#8217;elle dépend du contexte spécifique, et ne saurait constituer un mouvement jurisprudentiel nouveau. Néanmoins, sans arrêt d’appel ni arrêt de la Cour de Cassation, le sujet n’est pas totalement sécurisé. Conclusion Distribuer des dividendes en AGE après l&#8217;approbation des comptes demeure envisageable pour la majorité des praticiens, mais sensible. En cas de doute, notamment pour des opérations exceptionnelles visant à épuiser les réserves avant de céder votre entreprise, consultez votre avocat et votre expert-comptable.</p>
<p>L’article <a href="https://www.avocats-recci.fr/distribuer-des-dividendes-en-sas-en-dehors-de-lassemblee-generale-ordinaire-ago-ce-que-vous-devez-savoir/">Distribuer des Dividendes en SAS en dehors de l’Assemblée Générale Ordinaire (AGO) : ce que vous devez savoir</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.avocats-recci.fr">Avocats Recci</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p><strong>Une Pratique Courante et Validée</strong></p>
<p>Distribuer des dividendes lors d&rsquo;une Assemblée Générale Extraordinaire (AGE) après l&rsquo;approbation des comptes est une méthode largement utilisée dans les Sociétés par Actions Simplifiées (SAS). Cette pratique a reçu le feu vert de la Compagnie des Commissaires aux Comptes et de l&rsquo;Association Nationale des Sociétés par Actions (ANSA).</p>
<p>La majorité des spécialistes du droit affirment que cette approche est totalement légale, à condition de respecter un délai de neuf mois après la clôture de l&rsquo;exercice, (articles L.232-12 et L.232-13 du Code de commerce pour les SAS).</p>
<p>Cependant, il est crucial de s&rsquo;assurer que la société reste financièrement saine avant toute distribution. Une distribution excessive pourrait compromettre la stabilité de la société et entraîner des conséquences légales graves pour les dirigeants.</p>
<p><strong>Le Délai Légal de Neuf Mois : Une Règle à Respecter</strong></p>
<p>Le délai pour distribuer des dividendes dans une SAS est de neuf mois après la clôture de l&rsquo;exercice. Passé ce délai, la distribution doit être requalifiée en acompte sur dividendes, ce qui implique des conditions spécifiques. Un bilan intermédiaire est nécessaire pour vérifier que la société dispose de réserves suffisantes.</p>
<p>L&rsquo;acompte sur dividendes ne doit pas dépasser les bénéfices réalisés depuis la clôture de l&rsquo;exercice précédent, diminués des éventuelles pertes antérieures et des sommes à affecter aux réserves. Par exemple, une distribution en mars 2024 pour une SAS pourrait dépasser ce délai, et devrait alors être considérée comme un acompte sur dividendes.</p>
<p><strong>Un arrêt du Tribunal de Commerce requalifiant la distribution hors AGO de dividendes en « dividendes fictifs », de quoi s’inquiéter ?</strong></p>
<p>Le 23 septembre 2022, le Tribunal de commerce de Paris a rendu une décision déconcertante (T. com. Paris, 16e ch., 23 sept. 2022, n° J2021000542).</p>
<p>Il a en effet condamné la pratique de distribution exceptionnelle de réserves en dehors de l’assemblée générale annuelle d’approbation des comptes aux motifs suivants :</p>
<p>« <em>il ne peut en effet sérieusement être soutenue que l’alinéa 2 de l’article L. 232-11[…] permettrait, en l’absence de dispositions contraires, un autre mode de distribution, que celui, alternatif, qui résulte de l’article L. 232-12 […] et que les sociétés auraient, dans le silence des textes, la possibilité de procéder librement à des distributions de sommes prélevées sur les réserves ; en effet, une telle lecture ferait perdre tout sens à l’un des principes dégagés par ces textes qui vise à s’assurer que la société, en ce compris ses résultats les plus récents, présente bien une capacité de distribution compatible avec le respect de sa solidité financière, dans un souci de protection des tiers […]</em> ». ».</p>
<p>Dans cette affaire, la distribution de dividendes avant l&rsquo;approbation des comptes par l&rsquo;Assemblée Générale Ordinaire (AGO) a été requalifiée en « dividendes fictifs ».</p>
<p>Cette jurisprudence fait débat et certains praticiens estiment qu&rsquo;elle dépend du contexte spécifique, et ne saurait constituer un mouvement jurisprudentiel nouveau.</p>
<p>Néanmoins, sans arrêt d’appel ni arrêt de la Cour de Cassation, le sujet n’est pas totalement sécurisé.</p>
<p><strong>Conclusion</strong></p>
<p>Distribuer des dividendes en AGE après l&rsquo;approbation des comptes demeure envisageable pour la majorité des praticiens, mais sensible.</p>
<p>En cas de doute, notamment pour des opérations exceptionnelles visant à épuiser les réserves avant de céder votre entreprise, consultez votre avocat et votre expert-comptable.</p>
<p>L’article <a href="https://www.avocats-recci.fr/distribuer-des-dividendes-en-sas-en-dehors-de-lassemblee-generale-ordinaire-ago-ce-que-vous-devez-savoir/">Distribuer des Dividendes en SAS en dehors de l’Assemblée Générale Ordinaire (AGO) : ce que vous devez savoir</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.avocats-recci.fr">Avocats Recci</a>.</p>
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			</item>
		<item>
		<title>La prévention et le traitement des difficultés par la procédure collective</title>
		<link>https://www.avocats-recci.fr/prevention_traitement_procedure_collective/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Equipe Marketing]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 14 Nov 2023 10:02:59 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Avis des experts]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>L’article <a href="https://www.avocats-recci.fr/prevention_traitement_procedure_collective/">La prévention et le traitement des difficultés par la procédure collective</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.avocats-recci.fr">Avocats Recci</a>.</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<div class="wpb-content-wrapper"><div id="tm-row-6a1338d054a03" class="vc_row vc_row-outer vc_row-fluid"><div id="tm-column-6a1338d0554bf" class="wpb_column vc_column_container vc_col-sm-12"><div class="vc_column-inner "><div class="wpb_wrapper"><div class="tm-image  tm-animation move-up" id="tm-image-6a1338d0556f5">
			<div class="image"><img decoding="async" src="https://www.avocats-recci.fr/wp-content/uploads/2021/04/c59aa4cb59ab5b4f382c39615ded3306_395x395.jpg" alt="c59aa4cb59ab5b4f382c39615ded3306_395x395" /></div>	</div>
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	<div class="wpb_text_column wpb_content_element tm-animation move-up" >
		<div class="wpb_wrapper">
			<p><strong>Trois questions clés posées à Sonia BEAUFILS, avocat et associée Avocats RECCI &#8211; Groupe RECCI</strong></p>

		</div>
	</div>
<div class="tm-spacer" id="tm-spacer-6a1338d056249"></div>
<div id="tm-widget-title-6a1338d0563d4" class="tm-widget-title widget  tm-animation move-up">
	<h2 class="widgettitle">#1 - Mon entreprise rencontre des difficultés. Je sais qu’elle ne sera pas en mesure de faire face, à terme, à ses obligations. J’opte pour le redressement judiciaire ou la sauvegarde ?</h2>
</div>

	<div class="wpb_text_column wpb_content_element tm-animation move-up" >
		<div class="wpb_wrapper">
			<p>Sur le principe, les deux procédures fonctionnent de la même manière, notamment période d&rsquo;observation et élaboration du plan.</p>
<p>Les rôles des intervenants (administrateur judiciaire et représentants des créanciers) sont les mêmes, et les règles légales aussi.</p>
<p>Depuis une récente réforme, le sort de la caution ne fait plus la différence. Ni la limitation de la période d’observation (avant uniquement de 12 mois pour la sauvegarde), ni le traitement des annuités du plan s’il est imposé par le Tribunal aux créanciers.</p>
<p>En revanche, l&rsquo;absence d&rsquo;état de cessation des paiements (c’est à dire lorsque l&rsquo;entreprise ne peut plus faire face à son passif exigible avec son actif disponible) est un critère incontournable si on veut opter pour la sauvegarde.</p>
<p>Ce régime est un peu plus léger, et parmi les avantages :</p>
<ul>
<li>en sauvegarde le tribunal n&rsquo;est pas contraint de prévoir une première audience dans les deux mois de l&rsquo;ouverture pour contrôler l&rsquo;avancement de la procédure (alors qu&rsquo;en redressement judiciaire la loi l&rsquo;impose),</li>
<li>en sauvegarde c&rsquo;est le débiteur qui établit l&rsquo;inventaire des actifs alors qu&rsquo;en redressement judiciaire ce sera un huissier ou un commissaire-priseur,</li>
<li>la rémunération du chef d&rsquo;entreprise n&rsquo;est pas encadrée en sauvegarde alors qu&rsquo;en redressement judiciaire, le juge commissaire peut, sur saisine de l&rsquo;administrateur, du mandataire ou du ministère public, réduire la rémunération,</li>
<li>les licenciements sont libres en sauvegarde alors qu&rsquo;en redressement judiciaire le juge commissaire doit les autoriser, mais l’AGS n’intervient pas en sauvegarde,</li>
<li>la cession d&rsquo;entreprise n&rsquo;est pas une « sortie » de la procédure de sauvegarde, même si la cession d&rsquo;une ou plusieurs activités est possible en complément d&rsquo;un plan de sauvegarde.</li>
</ul>
<p>Le régime des sanctions du dirigeant n’est pas applicable à la procédure de sauvegarde.</p>
<p>En tout état de cause, les chances de réussite sont naturellement plus élevées quand les difficultés sont anticipées au plus tôt, ce qui milite pour la sauvegarde.</p>
<p>Pour terminer, en cas d’échec du plan de sauvegarde, il est toujours possible d’ouvrir un redressement judiciaire et de prévoir alternativement un plan de cession (alors que l’échec du plan de RJ aboutit à la liquidation).</p>

		</div>
	</div>
<div class="tm-spacer" id="tm-spacer-6a1338d0564c3"></div>
<div id="tm-widget-title-6a1338d05651d" class="tm-widget-title widget  tm-animation move-up">
	<h2 class="widgettitle">#2 - Je suis caution, que va-t-il se passer pour moi en cas de sauvegarde ou de redressement ?</h2>
</div>

	<div class="wpb_text_column wpb_content_element tm-animation move-up" >
		<div class="wpb_wrapper">
			<p style="text-align: justify;">Le traitement des cautions et coobligés personnes physiques (par exemple le dirigeant) était, par le passé, plus favorable en sauvegarde judiciaire.</p>
<p style="text-align: justify;">Tout comme en redressement judiciaire, la caution ne pouvait être poursuivie pendant la période d&rsquo;observation du débiteur principal mais à la différence du redressement judiciaire, la caution pouvait également se prévaloir des dispositions du plan de sauvegarde.</p>
<p style="text-align: justify;">Le traitement des cautions et coobligés a été aligné.</p>
<p style="text-align: justify;">L’article L-622-28 énonce ainsi que « Le jugement d&rsquo;ouverture suspend jusqu&rsquo;au jugement arrêtant le plan ou prononçant la liquidation toute action contre les personnes physiques coobligées ou ayant consenti une sûreté personnelle ou ayant affecté ou cédé un bien en garantie. Le tribunal peut ensuite leur accorder des délais ou un différé de paiement dans la limite de deux ans. »</p>
<p style="text-align: justify;">La caution personne physique ne peut être poursuivie pendant la période d’observation, il existe cependant la possibilité de mesures provisoires.</p>
<p style="text-align: justify;">Depuis le 1er octobre 2021 la caution personne physique peut également se prévaloir de l&rsquo;arrêt du cours des intérêts légaux, conventionnels et des intérêts de retard et majoration.</p>

		</div>
	</div>
<div class="tm-spacer" id="tm-spacer-6a1338d0565e1"></div>
<div id="tm-widget-title-6a1338d056630" class="tm-widget-title widget  tm-animation move-up">
	<h2 class="widgettitle">#3 - J’ai des difficultés, mais je réponds à des marchés publics ou je me trouve dans une situation complexe en cas de procédure publique. Comment puis-je faire ?</h2>
</div>

	<div class="wpb_text_column wpb_content_element tm-animation move-up" >
		<div class="wpb_wrapper">
			<p style="text-align: justify;">Deux procédures préventives <b><u>confidentielles</u></b> peuvent être utilisées en cas de difficultés de nature à compromettre la continuité de leur exploitation : le mandat ad ‘hoc et la conciliation.</p>
<p style="text-align: justify;">Il s’agit de négocier avec des créanciers ou des cocontractants des mesures de nature à permettre de solutionner les difficultés, sous l’égide soit d’un mandataire ad ‘hoc, soit d’un conciliateur (désignés par le président du tribunal de commerce).</p>
<p style="text-align: justify;">Pour le mandat ad hoc toutefois, l’entreprise ne doit pas être déjà en état de cessation des paiements.</p>
<p style="text-align: justify;">En revanche, elle peut recourir à la conciliation si son état de cessation de paiements dure depuis moins de 45 jours.</p>
<p style="text-align: justify;">Ces procédures aboutissent à un sauvetage de l’entreprise dans plus de 60% des cas (statistiques communiquées par le tribunal de commerce de PARIS).</p>

		</div>
	</div>
</div></div></div><div id="tm-column-6a1338d05675c" class="wpb_column vc_column_container vc_col-sm-12"><div class="vc_column-inner "><div class="wpb_wrapper"></div></div></div></div>
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			</item>
		<item>
		<title>L’Entreprise en difficulté, quelle(s) solution(s) pour se relever ?</title>
		<link>https://www.avocats-recci.fr/nouveau_statut_entrepreneur_individuel_patrimoine-copy/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Equipe Marketing]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 07 Jun 2023 09:54:20 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Avis des experts]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>L’article <a href="https://www.avocats-recci.fr/nouveau_statut_entrepreneur_individuel_patrimoine-copy/">L’Entreprise en difficulté, quelle(s) solution(s) pour se relever ?</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.avocats-recci.fr">Avocats Recci</a>.</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<div class="wpb-content-wrapper"><div id="tm-row-6a1338d056fcb" class="vc_row vc_row-outer vc_row-fluid"><div id="tm-column-6a1338d05711e" class="wpb_column vc_column_container vc_col-sm-12"><div class="vc_column-inner "><div class="wpb_wrapper">
	<div class="wpb_text_column wpb_content_element tm-animation move-up" >
		<div class="wpb_wrapper">
			<p>Vous êtes un entrepreneur individuel ayant une activité commerciale, artisanale ou libérale, un micro-entrepreneur, le dirigeant d’une société ou un agriculteur et vous êtes en difficulté ? Vous n’êtes bientôt plus en mesure de faire face à vos échéances : à ce stade, vous avez encore le choix entre sauvegarde et redressement judiciaire. Voici quelques pistes pour vous permettre d’identifier les enjeux de votre choix.</p>

		</div>
	</div>
<div class="tm-spacer" id="tm-spacer-6a1338d057296"></div>
<div id="tm-widget-title-6a1338d0572ef" class="tm-widget-title widget  tm-animation move-up">
	<h2 class="widgettitle">Comment faire un choix ?</h2>
</div>

	<div class="wpb_text_column wpb_content_element tm-animation move-up" >
		<div class="wpb_wrapper">
			<p>Vous pouvez décider par rapport à l’avancement de vos difficultés, qui se mesure d’ores et déjà en vous posant une question : êtes-vous en état de cessation des paiements<em><sup>1</sup></em> ?</p>
<p><strong>Oui </strong>→ Vous devez entrer en procédure de <strong>redressement judiciaire</strong>, à la condition que l’activité soit en mesure d’être sauvée. Si tel n’est pas le cas, vous serez dirigé vers une procédure de liquidation judiciaire. Quoi qu’il en soit, la sauvegarde est exclue et vous avez 45 jours pour agir. Il est important de garder à l’esprit que le dirigeant ayant méconnu cette obligation encourt une interdiction de gérer et une faute de gestion permettant d&rsquo;engager sa responsabilité.</p>
<p><strong>Non </strong>→ Vous pouvez choisir et entrer en procédure de sauvegarde ou de redressement judiciaire – sous réserve qu’un sauvetage soit envisageable.</p>

		</div>
	</div>
<div class="tm-spacer" id="tm-spacer-6a1338d0573b1"></div>
<div id="tm-widget-title-6a1338d057401" class="tm-widget-title widget  tm-animation move-up">
	<h2 class="widgettitle">Dans le second cas, comment choisir entre redressement et sauvegarde ?</h2>
</div>

	<div class="wpb_text_column wpb_content_element tm-animation move-up" >
		<div class="wpb_wrapper">
			<p>Par principe, vos accompagnants (experts-comptables, avocats etc.) vous conseilleront d’anticiper au mieux les chances de succès qui dépendent grandement de la précocité de vos actions, et donc de votre réactivité en tant que chef d’entreprise.</p>
<p>En outre, la décision de l’une ou l’autre n’est pas nécessairement définitive : si la procédure de sauvegarde se révèle être infructueuse, celle-ci est toujours convertible en redressement judiciaire (y compris pour un plan de cession si la continuation est impossible), ce qui peut laisser une option supplémentaire.</p>
<p>Et a fortiori, le redressement judiciaire peut lui-même être converti en liquidation judiciaire, dans le cas où l’activité ne saurait reprendre.</p>
<p>Vous trouverez ci-après un tableau comparatif des effets de la sauvegarde et du redressement judiciaire vous impactant une fois la procédure débutée :</p>

		</div>
	</div>
<div class="tm-image  tm-animation move-up" id="tm-image-6a1338d0574f4">
			<div class="image"><img decoding="async" src="https://www.avocats-recci.fr/wp-content/uploads/2023/06/1ere-annee-11.png" alt="1ère année (11)" /></div>	</div>
<div class="tm-spacer" id="tm-spacer-6a1338d057961"></div>

	<div class="wpb_text_column wpb_content_element tm-animation move-up" >
		<div class="wpb_wrapper">
			<p>En synthèse, <strong>la procédure de sauvegarde</strong> vous permet de vous préserver de la pression exercée par vos créanciers. Elle interrompt les délais de paiement afin de laisser le temps à l’entreprise de s’organiser, d’améliorer son modèle économique et de retrouver une stabilité financière qui permettra par la suite, de satisfaire vos créanciers.  Elle ouvre un<strong> étalement des dettes</strong> aux créanciers, sur plusieurs années (en principe, jusqu’à 10 ans, 15 ans pour une activité d’agriculture).</p>
<p><strong>La procédure de</strong> <strong>redressement judiciaire</strong> est plus encadrée, mais offre les mêmes avantages, et même plus. En redressement, vous bénéficiez de l’aide de l&rsquo;Association pour la gestion du régime de la Garantie des créances des Salariés, qui intervient pour toutes les sommes dues aux salariés antérieurement au jugement. Cette subtilité est à prendre en compte notamment dans le cas où vous ne seriez pas encore en état de cessation des paiements, mais que vous ne seriez bientôt plus en mesure de verser les salaires. La question de faire le choix d’un redressement semble alors plus indiquée.</p>
<p><strong><em>Une fois votre décision prise, ci-après les effets communs du redressement comme de la sauvegarde :</em></strong></p>
<p>Le jugement ouvrant la procédure entraîne :</p>
<ul>
<li>Le début de la période d’observation<sup>2</sup>,</li>
<li>Le dirigeant ou le mandataire judiciaire établi :
<ul>
<li>un inventaire des biens de l&rsquo;entreprise,</li>
<li>un bilan économique et social,</li>
</ul>
</li>
<li>Le gel du passif, soit l&rsquo;interdiction de payer toute créance antérieure,</li>
<li>La suspension des poursuites individuelles,</li>
<li>L’arrêt du cours des intérêts (légaux, conventionnels et de retard) et majorations,</li>
<li>Les cautions de l&rsquo;entreprise en difficulté peuvent se prévaloir de l&rsquo;arrêt du cours des intérêts,</li>
<li>Les contrats commerciaux se poursuivent sauf décision contraire de l&rsquo;administrateur judiciaire.</li>
</ul>
<p>Lorsqu&rsquo;il existe une possibilité sérieuse pour l&rsquo;entreprise d&rsquo;être redressée, le tribunal arrête dans ce cas <strong>un plan<em><sup>3</sup></em></strong><em><sup>  </sup></em>lequel met fin à la période d&rsquo;observation. Une fois arrêté, qu’il s&rsquo;agisse d’un plan de continuation ou de cession, la société peut reprendre le cours normal de son activité sous réserve d’acquitter le plan (sous peine de résolution et de liquidation judiciaire – sauf sauvegarde convertible en RJ).</p>
<p>La vie entrepreneuriale est semée d’embûches. Il est important de se saisir des procédures qui vous sont ouvertes afin de favoriser la reprise de votre activité et surmonter vos difficultés. Vous n’êtes pas seul ni démuni de solutions, notre Cabinet AVOCATS RECCI se tient à votre disposition pour toute démarche et conseil en ce sens vous assurant le meilleur accompagnement possible !</p>
<p><em><sup> _______________________________________________________</sup></em></p>
<p><em><sup>1</sup></em><em>Pour mémoire, une entreprise est en situation de cessation des paiements lorsque l’actif disponible dont elle dispose n’est plus suffisant pour couvrir le passif exigible :</em></p>
<ul>
<li><em>L’actif disponible est la somme des liquidités mobilisables à court terme sans empêcher le fonctionnement de l’activité. </em></li>
<li><em>Le passif exigible est la somme des dettes arrivées à échéance et exigibles immédiatement par les créanciers.</em></li>
</ul>
<p><sup>2</sup><em>Pour mémoire, la période d’observation est d’une durée maximum de 12 mois (6 mois, renouvelable 1 fois) en sauvegarde et de maximum de 18 mois en redressement judiciaire (6 mois, renouvelable une fois et exceptionnellement une 3<sup>ème</sup> fois sur demande motivée du ministère public). Comme sa dénomination le suggère, la période d&rsquo;observation est une période d&rsquo;attente au cours de laquelle vont pouvoir être envisagés les différents moyens de remédier aux difficultés que rencontre l&rsquo;entreprise.</em></p>
<p><em><sup>3</sup></em><em>Pour mémoire</em>, <em>le plan constitue l&rsquo;issue normale d&rsquo;une procédure collective. Imposant des sacrifices à vos créanciers (en général des délais de paiement, voire des remises de dettes), il vous impacte également, (habituellement sous la forme de restructuration de votre entreprise). C&rsquo;est généralement un plan de continuation qui échelonne le remboursement des dettes sur 10 ans, dans lequel le chef d’entreprise demeure à la tête de son entreprise.</em></p>
<p><em>Ce plan précise les éléments suivants :</em></p>
<ul>
<li><em>Règlement des dettes</em></li>
<li><em>Licenciements économiques (éventuellement)</em></li>
<li><em>Modifications statutaires de l&rsquo;entreprise en difficulté (par exemple, modification d’objet social de l’entreprise, c&rsquo;est-à-dire de son activité)</em></li>
</ul>

		</div>
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</div></div></div></div>
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		<title>LES ELECTIONS DU CSE : LES PRINCIPAUX RISQUES EN CAS DE CARENCE</title>
		<link>https://www.avocats-recci.fr/les-elections-du-cse-les-principaux-risques-en-cas-de-carence/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Christophe Gobillot]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 14 Apr 2022 08:26:29 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Avis des experts]]></category>
		<category><![CDATA[Focus]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://www.avocats-recci.fr/?p=5574</guid>

					<description><![CDATA[<p>L’article <a href="https://www.avocats-recci.fr/les-elections-du-cse-les-principaux-risques-en-cas-de-carence/">LES ELECTIONS DU CSE : LES PRINCIPAUX RISQUES EN CAS DE CARENCE</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.avocats-recci.fr">Avocats Recci</a>.</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<div class="wpb-content-wrapper"><div id="tm-row-6a1338d05824d" class="vc_row vc_row-outer vc_row-fluid"><div id="tm-column-6a1338d0583c4" class="wpb_column vc_column_container vc_col-sm-12"><div class="vc_column-inner "><div class="wpb_wrapper">
	<div class="wpb_text_column wpb_content_element tm-animation move-up" >
		<div class="wpb_wrapper">
			<p>Le Comité Social et Economique (CSE) est issu d’une réforme de 2017 visant à simplifier le dialogue entre les entreprises et les syndicats.</p>
<p>Le CSE est une instance de représentation unique, qui fusionne les anciens délégués du personnel, comité d&rsquo;entreprise, CHSCT ou encore DUP (ordonnance « Travail » n° 2017-1386 du 22 septembre 2017).</p>
<p>Ainsi, depuis le 1er janvier 2018, il est impossible de déroger à la mise en place du CSE, sous peine de sanctions.</p>
<p><strong>1/ Seuil d’obligation</strong></p>
<p>Le CSE instance s&rsquo;impose à toutes les entreprises dès lors que l&rsquo;effectif d&rsquo;au moins 11 salariés est atteint pendant 12 mois consécutifs (C. trav., art. L. 2311-2).</p>
<p>En pratique, force est de constater que certaines entreprises ne mettent pas en place les élections du CSE, les plus téméraires prenant même le risque de produire à l’administration un « procès-verbal de carence », établi sans aucune élection préalable.</p>
<p>Vous aurez compris que si aucun processus électoral n’a été enclenché par l’entreprise, cette dernière ne peut valablement présenter de procès-verbal de carence…</p>
<p>Vous trouverez ci-après un rapide point sur les sanctions possible le cas échéant.</p>

		</div>
	</div>
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	<div class="wpb_text_column wpb_content_element tm-animation move-up" >
		<div class="wpb_wrapper">
			<p><strong><em>2/ Les sanctions en cas de carence</em></strong></p>
<p>Les sanctions sont multiples et la liste ci-après n’est point exhaustive.</p>
<ul>
<li><strong>Possibilité de poursuites pour délit d&rsquo;entrave</strong></li>
</ul>
<p>Le non-respect de l&rsquo;obligation d&rsquo;établir, d&rsquo;afficher et de transmettre le procès-verbal de carence est constitutif du délit pénal d&rsquo;entrave (C. trav., art. L. 2317-1).</p>
<ul>
<li><strong>Conséquence en cas de licenciement économique</strong></li>
</ul>
<p>Est irrégulière toute procédure de licenciement pour motif économique dans une entreprise où le CSE n&rsquo;a pas été mis en place (C. trav., art. L. 1235-15).</p>
<ul>
<li><strong>Conséquence sur l&rsquo;intéressement</strong></li>
</ul>
<p>La possibilité d&rsquo;instituer un accord d&rsquo;intéressement est conditionnée à l&rsquo;obligation, pour l&#8217;employeur de respecter ses obligations en matière de représentation du personnel (C. trav., art. L. 3312-2)</p>
<ul>
<li><strong>Dénonciation irrégulière d&rsquo;un usage</strong></li>
</ul>
<p>La dénonciation d&rsquo;un usage est irrégulière en l&rsquo;absence de représentants du personnel, faute pour l&#8217;employeur d&rsquo;avoir organisé les élections professionnelles (Cass. soc., 16 nov. 2005, n° 04-40.339)</p>
<ul>
<li><strong>Dommages et intérêts dus à un salarié</strong></li>
</ul>
<p>L&#8217;employeur qui, « bien qu&rsquo;il y soit légalement tenu, n&rsquo;accomplit pas les diligences nécessaires à la mise en place d&rsquo;institutions représentatives du personnel, […] commet une faute qui cause nécessairement un préjudice aux salariés » (Cass. soc., 17 mai 2011, n° 10-12.852).</p>
<p>Les dommages et intérêts en raison de l'&lt; absence &gt; d&rsquo;organisation des élections professionnelles sont dus alors même que le salarié n&rsquo;invoque ni ne rapporte la preuve d&rsquo;aucun préjudice (Cass. soc., 8 janv. 2020, n° 18-20.591).</p>
<ul>
<li><strong>Indemnisation en cas d&rsquo;inaptitude</strong></li>
</ul>
<p>L&#8217;employeur devra indemniser le salarié, en cas d&rsquo;inaptitude professionnelle, selon les modalités fixées à l&rsquo;article L. 1226-15 du code du travail (Cass. soc., 15 avr. 2015, n° 13-26.856).</p>

		</div>
	</div>
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		<div class="wpb_wrapper">
			<p><strong>3/ <em>L’accompagnement proposé par AVOCATS RECCI</em></strong></p>
<p><strong>Sous peine de lourdes sanctions financières, il est donc primordial de mettre en place le CSE dans votre entreprise dès que vous atteignez le seuil de 11 salariés sur 12 mois consécutifs. </strong></p>
<p>Le Cabinet AVOCATS RECCI se tient bien évidemment à votre disposition pour vous assister, vous conseiller et mettre en place votre CSE.</p>
<p><em>Auteur : Me Morgane BAKALARA, avocat associé, en charge du département droit du travail</em></p>

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		<item>
		<title>COMMENT RECOUVRER SES CREANCES ?</title>
		<link>https://www.avocats-recci.fr/comment-recouvrer-ses-creances/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Sonia Beaufils]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 15 Oct 2021 05:17:13 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Avis des experts]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://www.avocats-recci.fr/?p=5288</guid>

					<description><![CDATA[<p>En tant que professionnel, il n’est pas rare que vous vous retrouviez face à des factures impayées. Dans ce cas, comment procéder au recouvrement de votre dû&#160;? En droit la créance doit être exigible, certaine et liquide pour être payée. Comment recouvrer ses créances&#160;? Le premier réflexe à adopter en cas de retard de paiement, est d’effectuer des relances auprès des débiteurs. Ne laissez pas le temps s’écouler, dès le premier retard effectuez une première relance afin d’indiquer que la créance n’est pas payée et qu’il convient de la régler. En l’absence de retour, n’hésitez pas à effectuer une seconde relance indiquant qu’en absence de règlement dans les plus brefs délais (donner une date précise), vous serez contraint d’entrer en recouvrement forcé. Les relances restent infructueuses&#160;? A minima, trois procédures de recouvrement s’offrent à vous&#160;: L’injonction de payer Le référé-provision L’assignation en paiement sur le fond L’injonction de payer&#160;est une procédure rapide au coût relativement faible. Cette procédure a pour vocation d’être empruntée lorsque la créance n’est pas contestée car vous obtiendrez un titre exécutoire que vous devrez notifier au débiteur défaillant (il vous faut toutefois un dossier assez “simple” avec devis/lettre de mission/ contrat, facture, mise en demeure infructueuse). Le référé-provision&#160;consiste à assigner le débiteur à comparaître devant le juge et à demander le versement d’une provision. Cette procédure est en principe assez rapide mais exige que votre débiteur ne puisse opposer une contestation sérieuse, à défaut de quoi vous serez contraint de vous pourvoir sur le fond. L’assignation en paiement&#160;au fond est quant à elle plus longue. Cela s’explique par la mise en état et les débats qui précèderont les plaidoiries. Le juge établit un calendrier et vous devrez vous conformer aux modalités de comparution devant le Tribunal compétent (avec avocat obligatoire selon la juridiction et le montant de la créance). En cohérence avec les Conditions Générales de Vente (voir notre article sur les CGV entre pro), des pénalités de retards de paiement peuvent être imputées suite au retard de paiement de la créance si leur taux est rappelé sur la facture. Celles-ci sont exigibles dès le lendemain de la supposée date de règlement indiquée sur la facture. En tout état de cause, il est pertinent de préparer votre dossier au plus tôt et d’anticiper les débats. Enfin, n’oubliez pas que vous ne disposez que de deux années pour recouvrer une facture contre un non professionnel (contre cinq ans dans le cas contraire). Allant de l’élaboration des CGV jusqu’au recouvrement de la somme due, AVOCATS RECCI se tient à votre disposition pour vous accompagner dans la défense de vos intérêts.</p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<p class="wp-block-paragraph"><strong>En tant que professionnel, il n’est pas rare que vous vous retrouviez face à des factures impayées.</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Dans ce cas, comment procéder au recouvrement de votre dû&nbsp;?</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">En droit la créance doit être exigible, certaine et liquide pour être payée.</p>



<h2 class="wp-block-heading"><strong><u>Comment recouvrer ses créances&nbsp;?</u></strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">Le premier réflexe à adopter en cas de retard de paiement, est d’effectuer des relances auprès des débiteurs.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Ne laissez pas le temps s’écouler, dès le premier retard effectuez une première relance afin d’indiquer que la créance n’est pas payée et qu’il convient de la régler.</p>



<p class="wp-block-paragraph">En l’absence de retour, n’hésitez pas à effectuer une seconde relance indiquant qu’en absence de règlement dans les plus brefs délais (donner une date précise), vous serez contraint d’entrer en recouvrement forcé.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Les relances restent infructueuses&nbsp;? A minima, trois procédures de recouvrement s’offrent à vous&nbsp;:</p>



<ul class="wp-block-list"><li>L’injonction de payer</li><li>Le référé-provision</li><li>L’assignation en paiement sur le fond</li></ul>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>L’injonction de payer&nbsp;</strong>est une procédure rapide au coût relativement faible. Cette procédure a pour vocation d’être empruntée lorsque la créance n’est pas contestée car vous obtiendrez un titre exécutoire que vous devrez notifier au débiteur défaillant (il vous faut toutefois un dossier assez “simple” avec devis/lettre de mission/ contrat, facture, mise en demeure infructueuse).</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Le référé-provision&nbsp;</strong>consiste à assigner le débiteur à comparaître devant le juge et à demander le versement d’une provision. Cette procédure est en principe assez rapide mais exige que votre débiteur ne puisse opposer une contestation sérieuse, à défaut de quoi vous serez contraint de vous pourvoir sur le fond.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>L’assignation en paiement&nbsp;au fond </strong>est quant à elle plus longue. Cela s’explique par la mise en état et les débats qui précèderont les plaidoiries. Le juge établit un calendrier et vous devrez vous conformer aux modalités de comparution devant le Tribunal compétent (avec avocat obligatoire selon la juridiction et le montant de la créance).</p>



<p class="wp-block-paragraph">En cohérence avec les Conditions Générales de Vente (voir notre article sur les CGV entre pro), des pénalités de retards de paiement peuvent être imputées suite au retard de paiement de la créance si leur taux est rappelé sur la facture. Celles-ci sont exigibles dès le lendemain de la supposée date de règlement indiquée sur la facture.</p>



<p class="wp-block-paragraph">En tout état de cause, il est pertinent de préparer votre dossier au plus tôt et d’anticiper les débats. Enfin, n’oubliez pas que vous ne disposez que de deux années pour recouvrer une facture contre un non professionnel (contre cinq ans dans le cas contraire).</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Allant de l’élaboration des CGV jusqu’au recouvrement de la somme due, AVOCATS RECCI se tient à votre disposition pour vous accompagner dans la défense de vos intérêts.</strong></p>
<p>L’article <a href="https://www.avocats-recci.fr/comment-recouvrer-ses-creances/">COMMENT RECOUVRER SES CREANCES ?</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.avocats-recci.fr">Avocats Recci</a>.</p>
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		<item>
		<title>Bail commercial : Interdiction de la clause d’indexation uniquement à la hausse</title>
		<link>https://www.avocats-recci.fr/clause-dindexation-reputee-non-ecrite-et-imprescriptible/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Sonia Beaufils]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 20 Jul 2021 07:00:00 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Avis des experts]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://www.avocats-recci.fr/?p=5268</guid>

					<description><![CDATA[<p>L’insertion de la clause d’indexation dans les baux commerciaux est légale. Cependant, il convient de personnaliser sa rédaction et de l’optimiser au regard des dispositions en vigueur d’une part et de la jurisprudence actualisée d’autre part. Sur ce dernier point, il est conseillé d’être accompagné par un professionnel. Quelle est l’objet d’une clause d’indexation&#160;? Visée par l’article L 145-39 du Code de commerce, cette clause permet la variation du prix du loyer en fonction d’un indice prédéfini. L’Indice des Loyers Commerciaux mis à disposition par l’INSEE est un exemple d’indice de référence. Les baux commerciaux étant conclus pour une durée minimale de 9 années (sauf baux dérogatoires), cela permet – sous réserve d’une bonne rédaction – d’actualiser automatiquement sur toute la durée le loyer (le plus souvent à la date anniversaire du contrat). Dans quelles mesures cette clause est-elle valide&#160;? La clause d’indexation est totalement valable dans son principe, cependant il convient de veiller à sa rédaction sous peine de la voir réputée non écrite. Dans un arrêt de principe du 14 janvier 2016, la Haute juridiction a affirmé que «&#160;le propre d’une clause d’échelle mobile [est] de faire varier le loyer à la hausse [comme] à la baisse&#160;». &#160;Ainsi toute clause contraire à ce principe est réputée non écrite. Quelle portée de la sanction «&#160;clause réputé non écrite&#160;»&#160;? Il y a deux sanctions envisageables&#160;: Soit la clause de variation du loyer est valable&#160;: mais elle s’appliquera tant à la hausse qu’à la baisse nonobstant toute stipulation contraire, Soit la clause est totalement écartée&#160;: toutes les sommes perçues au titre de l’indexation en sus du loyer contractuel initial devront alors être restituées. Une autre question peut dès lors se poser&#160;: si les parties ont érigé la clause en condition essentielle du contrat, est ce que le bail tombe dans son intégralité&#160;? Enfin, l’action est-elle soumise à la prescription de 5 ans&#160;? Par un arrêt rendu le 30 juin 2021, la Cour de cassation a cassé un arrêt rendu par la Cour d’appel de Reims en affirmant que l’action tendant à voir une clause réputée non écrite était imprescriptible, de sorte que l’action intentée par le Preneur n’est enfermée d’aucun délai de prescription. La Cour de cassation a également écarté l’indivisibilité du contrat, bien qu’il ait été expressément indiqué dans le bail que cette clause constituait un élément essentiel et déterminant au consentement des parties, sans laquelle elles n’auraient pas contracté. Une consolation pour le bailleur toutefois&#160;: seule la stipulation prohibée doit être réputée non écrite lorsqu’elle est dissociable. La Haute juridiction a ainsi rappelé, au visa de l’article 1320 du Code civil, que «&#160;seule la stipulation prohibée [la stipulation interdisant la variation du loyer à la baisse] doit être réputée non écrite&#160;». La Cour de cassation a donc réaffirmé que le bail restait maintenu bien que la clause dite «&#160;essentielle&#160;» soit écartée. *** Vous apprécierez dès lors les risques liés à une mauvaise stipulation car votre locataire pourrait vous réclamer l’ensemble des sommes perçues au-delà du loyer de base (sans limite de prescription) – ce notamment si la clause mal rédigée n’est pas divisible&#160;! En qualité de locataire, vous avez vocation à vérifier la conformité de votre bail et faire jouer vos droits. Si le bail a été rédigé après l’entrée en vigueur de la réforme du droit des contrats en date du 10 février 2016, l’aléa judiciaire est même plus marqué (Un contrat valablement formé devient caduc si l&#8217;un de ses éléments essentiels disparaît. – article 1186 alinéa 1 du code civil). De la prise de contact par des négociations jusqu’à l’élaboration et l’exécution du bail, AVOCATS RECCI se tient à votre disposition pour vous accompagner dans toutes ces étapes.</p>
<p>L’article <a href="https://www.avocats-recci.fr/clause-dindexation-reputee-non-ecrite-et-imprescriptible/">Bail commercial : Interdiction de la clause d’indexation uniquement à la hausse</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.avocats-recci.fr">Avocats Recci</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p class="wp-block-paragraph"><strong>L’insertion de la clause d’indexation dans les baux commerciaux est légale. Cependant, il convient de personnaliser sa rédaction et de l’optimiser au regard des dispositions en vigueur d’une part et <u>de la jurisprudence actualisée d’autre part</u>.</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Sur ce dernier point, il est conseillé d’être accompagné par un professionnel.</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Quelle est l’objet d’une clause d’indexation&nbsp;?</p>



<p class="wp-block-paragraph">Visée par l’article L 145-39 du Code de commerce, cette clause permet la variation du prix du loyer en fonction d’un indice prédéfini. L’Indice des Loyers Commerciaux mis à disposition par l’INSEE est un exemple d’indice de référence.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Les baux commerciaux étant conclus pour une durée minimale de 9 années (sauf baux dérogatoires), cela permet – sous réserve d’une bonne rédaction – d’actualiser automatiquement sur toute la durée le loyer (le plus souvent à la date anniversaire du contrat).</p>



<p class="wp-block-paragraph">Dans quelles mesures cette clause est-elle valide&nbsp;?</p>



<p class="wp-block-paragraph">La clause d’indexation est totalement valable dans son principe, cependant il convient de veiller à sa rédaction sous peine de la voir réputée non écrite.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Dans un arrêt de principe du 14 janvier 2016,</strong> la Haute juridiction a affirmé que «&nbsp;le propre d’une clause d’échelle mobile [est] de faire varier le loyer à la hausse [comme] à la baisse&nbsp;».</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>&nbsp;Ainsi toute clause contraire à ce principe est réputée non écrite.</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Quelle portée de la sanction «&nbsp;clause réputé non écrite&nbsp;»&nbsp;?</p>



<p class="wp-block-paragraph">Il y a deux sanctions envisageables&nbsp;:</p>



<ul class="wp-block-list"><li>Soit la clause de variation du loyer est valable&nbsp;: mais elle s’appliquera tant à la hausse qu’à la baisse nonobstant toute stipulation contraire,</li></ul>



<ul class="wp-block-list"><li>Soit la clause est totalement écartée&nbsp;: toutes les sommes perçues au titre de l’indexation en sus du loyer contractuel initial devront alors être restituées.</li></ul>



<p class="wp-block-paragraph">Une autre question peut dès lors se poser&nbsp;: si les parties ont érigé la clause en condition essentielle du contrat, est ce que le bail tombe dans son intégralité&nbsp;?</p>



<p class="wp-block-paragraph">Enfin, l’action est-elle soumise à la prescription de 5 ans&nbsp;?</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Par un arrêt rendu le 30 juin 2021</strong>, la Cour de cassation a cassé un arrêt rendu par la Cour d’appel de Reims en affirmant que l’action tendant à voir une clause réputée non écrite était imprescriptible, <strong>de sorte que l’action intentée par le Preneur n’est enfermée d’aucun délai de prescription.</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">La Cour de cassation a également écarté l’indivisibilité du contrat, bien qu’il ait été expressément indiqué dans le bail que cette clause constituait un élément essentiel et déterminant au consentement des parties, sans laquelle elles n’auraient pas contracté.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Une consolation pour le bailleur toutefois&nbsp;: seule la stipulation prohibée doit être réputée non écrite lorsqu’elle est dissociable.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La Haute juridiction a ainsi rappelé, au visa de l’article 1320 du Code civil, que «&nbsp;seule la stipulation prohibée [la stipulation interdisant la variation du loyer à la baisse] doit être réputée non écrite&nbsp;».</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>La Cour de cassation a donc réaffirmé que le bail restait maintenu bien que la clause dite «&nbsp;essentielle&nbsp;» soit écartée.</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>***</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Vous apprécierez dès lors les risques liés à une mauvaise stipulation car votre locataire pourrait vous réclamer l’ensemble des sommes perçues au-delà du loyer de base (sans limite de prescription) – ce notamment si la clause mal rédigée n’est pas divisible&nbsp;!</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>En qualité de locataire, vous avez vocation à vérifier la conformité de votre bail et faire jouer vos droits.</strong></p>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>Si le bail a été rédigé après l’entrée en vigueur de la réforme du droit des contrats en date du 10 février 2016, l’aléa judiciaire est même plus marqué </strong>(<strong>Un</strong> contrat valablement formé devient caduc si l&rsquo;un de ses éléments essentiels disparaît. – article 1186 alinéa 1 du code civil).<strong></strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>De la prise de contact par des négociations jusqu’à l’élaboration et l’exécution du bail, AVOCATS RECCI se tient à votre disposition pour vous accompagner dans toutes ces étapes.</strong></p>
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